"Moi j'étais la Fille de l'Air..."
Jeûne fille en quête de transparence
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Ma réalite
"Tunnels d'un labyrinthe sans issue, elle s'y perd, le regard absent et les mains glacées, aucune image et aucun rêve, pas même le noir. Errance interminable, désespoir toujours plus douloureux, amère rancune devant l'injustice désormais gravée sur les murs de sa prison imaginaire."
Mini Chat
Sur la même planète
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26-11-2006

Bonjour le ciel

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Mes pieds quittent la terre ferme. Je m’envole dans la dame de fer. 1er étage, arrêt magique. La salle est rouge, cosy, confortable entre rétro et élégance. « A droite oui, c’est bien à droite il y a une rambarde pour s’asseoir ». Mes amis, moi, ensemble. Le sourire danse sur mes lèvres. Excitée comme une petite fille, j’ai du mal à contenir cette angoisse magique de la parenthèse qui s’entrouvre. On est heureux pour moi, on m’embrasse, moi qui ne suis pas tactile. Au revoir cher quotidien, au revoir imbuvables relations consanguines, au revoir Dame Anorexie et cie. Je vous abandonne quelques heures, j’ai pris mon billet pour une autre planète…

Des mains qui dansent, des voix qui portent et s’entremêlent, son regard, cette émotion partagée, la communion est idéale : plus rien n’existe à part nous. Sa vague m’emporte loin, la tête vidée je me laisse guider là où elle veut nous mener, dans l’oubli, dans le rêve, au cœur du partage. Une intro fatale, trois notes sur un piano, surprise, j’ai glissé…jusque dans mes propres larmes. « Father » et mon cœur sous le rouleau compresseur. L’excitation du début se confond en une profonde gène, une honte paralysante mais les larmes continuent de couler. Ses yeux posés sur moi comme un pansement. Les bras de mes amis comme un refuge, un repère. La parenthèse se referme sur cet exutoire musical. Paris est à nos pieds, ma cigarette me réchauffe un tant soit peu, je m’isole, les larmes continuent de couler. Les souvenirs me serrent la gorge, son visage me poursuit. Je voudrais, je n’y arrive pas.

Il faisait froid ce jour là. Le vent glaçait mes jambes presque nues. Il brûlait mes mains tendant vers un  effrayant bleu violacé. La nuit avance, mes larmes s’estompent doucement, mes yeux rougis par tant d’effort lacrymal restent témoins de leur passage sur mes grosses joues. Sa voix résonne, les larmes réapparaissent. Self control. Une voix qui m’appelle. Sa main dans la mienne, me serrant si fort. Joue contre joue. Elle m’a vu, elle avait peur de me regarder et de craquer à son tour. Elle m’a dit d’être forte, de prendre soin de moi. Un rien peut réchauffer, un rien peut atténuer le froid glacial qui anesthésie notre cœur. Mes pieds ont eu du mal à retrouver le chemin de la terre, le sentir de ma maison. Doucement j’ai avancé, la même chanson en tête et les larmes qui roulaient...


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26-11-2006, 19:50:57 La Fille de l'Air
Au jour le jour
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Commentaires

30-11-2006, 13:01:45

...


C'est vrai que c'est une chance d'avoir des amis, d'avoir un entourage et une belle dame qui posent sur toi un regard compréhensif et des mains tendres.
Profites-en.
Merci de partager avec nous ces émotions.

Marlène

30-11-2006, 09:19:17


Une chanson et tout bascule.... Moi c'est "tu ne m'as pas laisser le temps" de David Halliday... Cette chanson me tord le coeur... Mais tu n'es pas seule ma belle, tu as tes amies et la belle Hélène, qui même lors de concert, à une grosse pensée pour toi et tes momments difficiles...C'est une chance !
Gros bisous

anamorphosé

27-11-2006, 10:51:14


Vraiment touchée, émue. Mes yeux entrouverts se sont posés sur toi et la douleur nous l'avons partagée. Je te le redis Prends soin de toi, tu me fais peur parfois. Gros Bisous ma Dianou.

Elle

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Objectif ? Transparence...
"À force de vivre avec les ombres, je me suis changé moi-même en ombre - dans ce que je pense, ce que je sens, ce que je suis. Le regret lancinant de l'être normal que je n'ai jamais été pénètre alors jusqu'à la substance de mon être. Mais c'est, là encore, cela et seulement cela que j'éprouve."
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